L’association Acte de Naissance présente l’exposition parcours « Les corps flottants » de Daniel Pontoreau à la galerie L’H du Siège à Valenciennes. Une exposition qui permet à l’artiste de poser un regard sur sa production artistique mais aussi de présenter, au travers de quelques œuvres, l’évolution de son travail depuis quelques années. Les corps flottants de Daniel Pontoreau est visible jusqu’au 24 novembre.

 L ‘H du siège tisse des partenariats avec différentes structures pour un accès à la culture pour tous. 

Daniel Pontoreau développe depuis une quarantaine d’années une véritable réflexion sur l’espace.

Après de nombreuses expositions personnelles dont la dernière à la Galerie Fatiha Selam à Paris en 2017, et avant de partir pour le Domaine de Kerguéhennec à Bignan, Daniel Pontoreau a posé ses sculptures en résidence à l’H du siège. « L’exposition explore la pratique d’un artiste dont les œuvres évoquent des objets sacrés et silencieux, forçant notre regard à considérer l’énergie qui s’en déploie au-delà de leurs formes banales et identifiables. Présents et silencieux, les matériaux investissent les œuvres avec une qualité artisanale, mettant en évidence le désir du sculpteur d’affiner, de chercher un ordre invisible entre les choses. Les empreintes de Daniel Pontoreau, inscrites dans l’argile, permettent de distinguer sa manière de le façonner, imprimant dans la matière une rencontre intime entre la pensée, le geste et la forme», selon les informations de la galerie Fatiha Selam.

L’H du siège tisse des liens entre les jeunes et la culture via des partenariats culturels.

Cette exposition fait l’objet d’un partenariat culturel avec de nombreux établissements scolaires et universitaires. (*) Autant de liens noués pour faciliter l’accès à la culture, c’est ainsi que les collégiens de Chasse Royale ont bénéficié, en marge de l’exposition, d’une petite expérimentation avec de l’argile afin d’appréhender la matière ; Une classe de 6ème du collège Saint Jean Baptiste de Valenciennes a découvert le travail de Daniel Pontoreau, a pu rencontrer Hye Ryun Jung, l’artiste en grande résidence dans son atelier et a même travaillé l’ anglais. Comment joindre l’utile à l’agréable ! Les étudiants aussi sont concernés, les 1ères années de licence Art de l’Université Polytechnique Hauts-de-France de Valenciennes ont pu découvrir pour la toute première fois la galerie L’H du siège et profiter pour faire connaissance avec les œuvres de Daniel Pontoreau ; les 1eres années propédeutiques de l’Ecole Supérieur d’Art et de Design de Valenciennes ont rencontré Pascal Pesez, le directeur de la galerie pour découvrir les activités et Les corps flottants. Une main tendue aussi vers l’école de la 2è chance Grand Hainaut et son antenne d’Anzin avec la naissance du projet « des gestes à l’œuvre ».

Les élèves du collège de Chasse Royale ont expérimenté la matière.

Zoom sur Daniel Pontoreau. L’artiste utilise la pierre et le feu, éléments fondamentaux.

« Depuis un demi-siècle, la terre s’impose progressivement comme le matériau désormais quasi exclusif de Pontoreau. L’acier, le verre, le caoutchouc et les divers autres matériaux qu’il a pu utiliser par le passé ont presque totalement disparu, l’artiste semblant se concentrer sur la substance originelle et originaire qui lui autorise à la fois une forme de pureté et des expérimentations infinies. Il est inutile d’insister sur la charge culturelle de l’argile comme matériau premier dans la plupart des traditions (depuis la création d’Adam à celle du Golem) ; sans doute serait-ce même limiter l’appréhension et la préhension de cette matière, tant il est vrai qu’elle concerne d’abord et toujours l’œil et la main, bien plus qu’une quelconque érudition culturelle. La terre, c’est d’abord un contact, un toucher, une plasticité qui s’éprouvent et s’affinent par la maîtrise technique et l’expérience, reliant mystérieusement le geste du petit enfant qui réalise son premier colombin et celui du céramiste le plus accompli qui maîtrise les subtilités infinies du raku et de l’engobe de Shigaraki. En dépit de sa grande technicité, l’œuvre de Pontoreau se donne comme une chose simple et directe, confiant les ressentis et les associations aux silences de la silice», note par communiqué Karim Ghaddab.

Céline Druart Beaufort

Infos pratiques : Exposition installée du 15 septembre au 24 novembre 2018, galerie l’H du Siège, 15, rue de l’Hôpital de siège à Valenciennes. Ouvert le mardi de 14h30 à 17h30, puis les mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 14h30 à 18h30, sauf les jours fériés. Gratuit.

(*) Cette exposition l ‘H du siège est en partenariat avec le Foyer Notre-Dame à Aubry-du-Hainaut, le Collège Paul Éluard à Beuvrages, le Collège Paul Duez à Cambrai, les Collèges Villars, Bayard et Turgot à Denain, le Lycée Professionnel François Mansart à Marly, le Foyer Bethsaïde, les Collèges Chasse Royale et Saint Jean-Baptiste de la Salle, le Lycée Notre-Dame, l’École Supérieure d’Art et de Design, le Centre Communal d’Action Sociale, la Maison d’Arrêt et la Bibliothèque à Valenciennes, l’association du Printemps Culturel.

 

 

Publié par Celine Druart le 14 octobre 2018
Galerie l'H du siège
L’H du siège accueille Daniel Pontoreau.
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